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Lidl Débarque dans le Cloud : Le Nouveau Duel High-Tech Face à Amazon et Microsoft Après ses Offres à Prix Malins

Lidl Débarque dans le Cloud : Le Nouveau Duel High-Tech Face à Amazon et Microsoft Après ses Offres à Prix Malins

On connaît Lidl pour ses offres à prix malins et ses rayons bien achalandés. Ce que l’on sait moins, c’est que le groupe Schwarz, sa maison mère, s’est discrètement transformé en acteur high-tech de premier plan. Avec sa filiale Schwarz Digits, l’enseigne allemande se lance dans une bataille de titans contre Amazon et Microsoft. Le champ de bataille : le cloud.

Lidl Cloud : la discrète offensive d’un géant du discount

Lidl, c’est 12 000 magasins, mais c’est aussi une infrastructure numérique colossale. En 2021, le groupe Schwarz a créé sa branche IT dédiée. Depuis 2023, elle opère sous le nom de Schwarz Digits. Cette entité approche les 2 milliards d’euros de chiffre d’affaires annuel. Un poids lourd qui classe la société parmi les principaux fournisseurs cloud en Europe.

Les dirigeants l’assument : l’objectif est de réduire la dépendance du Vieux Continent aux services américains.

Les chiffres clés de l'offensive cloud de Lidl
  • 5,6 Mrd €
    investissement à Dummerstorf
    le chantier démarre en 2027
  • 240 MW
    capacité visée en 2033
    l'équivalent de 600 000 foyers
  • 1 GW
    horizon 2045
    capacité presque quadruplée
  • 2 Mrd €
    chiffre d'affaires annuel
    pour Schwarz Digits dès 2023

Schwarz Digits, une histoire de famille

Le groupe Schwarz possède aussi la chaîne Kaufland. Son activité numérique a démarré pour ses propres besoins de digitalisation. Aujourd’hui, elle vend des services à d’autres entreprises. Sa marque de cloud, StackIT, propose des solutions d'hébergement, de cybersécurité et d’intelligence artificielle.

Ce virage stratégique place désormais Lidl en concurrent direct des très gros acteurs du secteur.

Dummerstorf, le mégaprojet à 5,6 milliards d’euros

Le groupe Schwarz investit massivement dans un centre de données à Dummerstorf, près de Rostock. Le Land de Mecklembourg-Poméranie-Occidentale accueillera ce chantier colossal. La construction démarre en 2027 et créera environ 120 emplois directs. Les travaux s’étaleront sur plusieurs années, avec une vision à long terme. Le site est conçu pour fonctionner pendant vingt ans.

D’ici 2033, la capacité atteindra 240 mégawatts. C’est l’équivalent de la consommation moyenne de 600 000 foyers. À horizon 2045, elle pourrait quadrupler et frôler le gigawatt.

Une infrastructure pensée pour la planète

Schwarz promet une alimentation exclusivement renouvelable. Le circuit de refroidissement sera fermé pour limiter la consommation d’eau. Autre innovation : récupérer la chaleur des serveurs pour chauffer le réseau urbain de Rostock. Les discussions avec l’opérateur public local sont en cours. 💡

« La souveraineté numérique ne naît pas d’appels ou de discours. Elle naît de l’action, d’une infrastructure fiable et d’applications adaptées à la pratique. Nous n’attendons pas que les autres ouvrent la voie », a déclaré Gerd Chrzanowski, dirigeant du groupe Schwarz.

  • 🏗️ 5,6 milliards d’euros investis à Dummerstorf
  • ⚡ 240 MW de capacité en 2033, jusqu’à 1 GW en 2045
  • 🌱 Énergie 100% renouvelable et refroidissement fermé
  • ♻️ Récupération de chaleur pour le chauffage urbain
  • 👷 120 emplois directs dès le démarrage du chantier

StackIT : une alternative européenne face à Amazon et Microsoft

StackIT est le socle de cette offre cloud made in Europe. Cette solution cible les entreprises et les administrations qui veulent quitter Azure ou AWS. La certification C5, équivalente au SecNumCloud français, garantit un niveau de sécurité élevé. Un argument de poids face aux géants américains.

La particularité de StackIT ? Elle repose sur une infrastructure entièrement située en Allemagne. Les données sensibles restent donc dans l’Union européenne. Cela change tout pour les collectivités et les ministères.

OpenDesk, la réponse libre à Microsoft 365

Schwarz Digits développe aussi OpenDesk. Cette suite bureautique libre entend concurrencer les outils de Microsoft. Le Land de Mecklembourg-Poméranie-Occidentale envisage de l’installer sur les postes des enseignants. Une manière concrète de montrer qu’une alternative existe.

Le mouvement gagne du terrain. Le voisin, le Schleswig-Holstein, a déjà entamé un virage similaire pour se passer de Microsoft. La digitalisation des services publics peut se faire sans dépendre de fournisseurs étrangers.

Un élan politique pour la souveraineté numérique

Le projet de Dummerstorf ne doit rien au hasard politique. Manuela Schwesig, ministre-présidente du Land, l’a présenté comme une étape clé. « L’objectif est de devenir plus indépendant des fournisseurs étrangers de centres de données, de cloud et d’applications d’IA », a-t-elle résumé.

L’annonce intervient dans un contexte électoral tendu. La social-démocrate brigue sa reconduction dans trois semaines. Un parti d’extrême droite la devance dans les sondages. Ce rôle de championne de la souveraineté numérique pourrait peser dans la balance.

Plus de 16 milliards d’euros pour concurrencer le cloud américain

Le projet de Dummerstorf n’est pas isolé. En novembre dernier, Schwarz Digits posait la première pierre d’un campus à Lübbenau, dans le Brandebourg. Cette ancienne friche industrielle, où se dressait une centrale électrique, va devenir un immense data center. Le chantier mobilise 11 milliards d’euros pour 200 mégawatts et jusqu’à 100 000 processeurs graphiques. Les premiers modules entreront en service fin 2027.

Additionnés, les deux investissements dépassent les 16 milliards d’euros. Une somme jamais vue pour une infrastructure numérique privée en Europe.

La concurrence s’intensifie ailleurs sur le continent. En France, Mistral AI a levé près d’un milliard pour son centre de calcul. Orange a signé un accord avec le fonds néo-zélandais Morrison pour créer une coentreprise dédiée aux data centers. L’objectif affiché : 400 mégawatts de capacité, soit dix fois le niveau actuel de l’opérateur, pour 3 milliards d’investissement.

Le départ surprise de Rolf Schumann, ex-copatron de Schwarz Digits, n’a pas freiné les ardeurs du groupe. Son collègue Christian Müller dirige désormais seul la division. Les projets annoncés se poursuivent.

Lidl démontre qu’une enseigne de distributeur peut devenir un pilier de la technologie européenne. Personne ne s’y attendait. C’est pourtant en train de se produire.

Lidl dans le cloud, pari sérieux ?

Est-ce que Lidl va vraiment concurrencer Amazon et Microsoft ?

L'écart reste immense, mais Schwarz Digits possède une vraie carte à jouer. Son cloud repose sur une offre locale, sécurisée et moins chère.

D'où sort ce projet cloud ?

Schwarz a digitalisé ses magasins pendant des années. En 2021, il a créé sa branche IT, devenue Schwarz Digits en 2023.

StackIT, c'est quoi exactement ?

C'est la marque cloud du groupe Schwarz. Elle propose hébergement, cybersécurité et IA, avec toute l'infrastructure en Allemagne.

Ça vaut le coup de quitter Azure pour StackIT ?

Si la localisation des données et la souveraineté européenne comptent pour vous, oui. Pour le reste, le choix dépend de vos besoins techniques.

Un désaccord sur un chiffre ? On corrige avec plaisir

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